Archive for the ‘Pédagogie’ Category

La mâchoire dans le chant

Mercredi, mai 5th, 2010

Dans la TCM, la voix est divisée en trois sphères - le corps, les cordes et le conduit.

Le corps alimente le son, les cordes produisent le son et le conduit filtre le son.

La mâchoire est un élément appartenant à la sphère du conduit.

En quoi ça nous aide pour chanter, vous me demanderez ?- et bien c’est simple, lorsqu’on ne respecte pas le rôle de la mâchoire (un rôle de filtre, et non pas un rôle de production sonore) on ne respecte pas sa voix et une des choses les plus récurrentes que je dois corriger chez les chanteurs qui viennent me voir est l’utilisation (défaillante) de la mâchoire.

Alors si votre mâchoire est tendue pour certaines notes, si elle se crispe lorsque vous montez ou descendez, ou si l’ouverture change systématiquement de forme lorsque vous changez de note (ou lorsque vous faites votre vibrato) - votre mâchoire intervient dans la sphère des cordes - dans la production des notes - et non pas dans sa propre sphère, ce qui peut entraîner des problèmes vocaux et rend le chant difficile (souvent le chanteur aura une impression de devoir forcer, ou une sensation de fermeture dans la gorge, malgré les efforts qu’il fournit pour garder la gorge ouverte).

Je vous propose donc, un exercice simple pour prendre conscience de votre mâchoire et de son rôle dans votre voix chantée :

Dans la TCM, nous identifions trois positions de la mâchoire sur le plan vertical, et trois sur le plan horizontal.

Commençons par le vertical.

  1. Fermez la bouche et mettez la tête en arrière (voir vidéo)
  2. Ressentez les tensions dans les muscles sous le menton.
  3. Relâchez ces muscles et laissez tomber la mâchoire
  4. En maintenant cette position, redressez la tête. Vous avez trouvé la position neutre de la mâchoire. Elle peut sembler très ouverte par rapport à votre position habituelle (si vous avez tendance à serrer la mâchoire) ou encore très fermée par rapport à votre position habituelle (si vous avez tendance à ‘ouvrir grand’) - ce n’est pas grave.
  5. Répétez trois ou quatre fois l’exercice (peut-être devant un miroir) jusqu’à ce que vous puissiez trouver cette position neutre dans devoir mettre la tête en arrière.
  6. Maintenant, chantez une note sur la voyelle ‘i’ en maintenant la position neutre.
  7. Essayez la même chose à différentes hauteurs.
  8. Maintenant, serrez la mâchoire à fond et essayez de chanter les mêmes notes - qu’est-ce que vous remarquez ?
  9. Maintenant ouvrez grand et faites la même chose - qu’est-ce que vous remarquez ?
  10. Les trois positions ont leur place dans la musique, mais pour la plupart du chant, on veut respecter la position neutre - toute déviation de la position neutre doit être faite pour des raisons esthétiques et doit surtout être un choix conscient.
  11. Faites une série de glissades sur le son NG en veillant sur la mâchoire - il ne faut pas qu’elle quitte la position neutre.

Voyons maintenant l’horizontal :

  1. A l’horizontal, la mâchoire peut être neutre, avancée ou reculée (voir vidéo).
  2. Chantez des notes sur la voyelle ‘i’ dans les trois positions.
  3. Comme pour le vertical, toute déviation de la position neutre doit être un choix conscient pour des raisons esthétiques.
  4. Faites une série de glissades sur le son NG en veillant sur la mâchoire - il ne faut pas qu’elle quitte la position neutre sur le plan horizontal.

Maintenant répétez l’exercice des glissades en essayant de maintenir la position neutre sur le plan horizontal et vertical en même temps.

Vous trouverez que vous êtes beaucoup plus conscient de votre mâchoire maintenant !

Essayez de chanter la mélodie d’une chanson en sirène (NG) en veillant sur la mâchoire. Puis rechantez avec le texte en essayant d’articuler normalement, mais toujours à partir de la position neutre.

Mais je croyais qu’il fallait ouvrir grand pour avoir plus de son … ?

Scientifiquement, cela ne tient pas debout. La mâchoire fait partie du conduit vocal - le conduit vocal est le résonateur de la voix. Lorsqu’on change un élément dans le conduit, on change le résonance. En ouvrant la mâchoire plus grand, on modifie la forme du résonateur et donc la couleur du son - mais pas son volume. En effet, en bougeant la mâchoire on modifie les formants de la voyelle que l’on chante (les formants sont les harmoniques qui font que la voyelle sonne comme elle sonne  - ce qui fait d’un ‘i’ un ‘i’, si vous voulez - on verra plus sur les formants et les harmoniques dans des mises à jour futures).

Chez beaucoup de chanteurs, le fait d’ouvrir trop grand la bouche ne fera qu’empêcher une bonne vibration, surtout dans les aigus (touchez votre pomme d’adam et ouvrez la mâchoire aussi loin que possible sur le plan vertical - vous remarquez que la pomme baisse ? Qui dit pomme d’adam trop basse - ou artificiellement baissée - dit problèmes dans les aigus !) - une ouverture trop importante peut également modifier les voyelles (formants) de façon à rendre incompréhensible le texte.

Si vous avez des suggestions pour de futurs thèmes - comme toujours je suis preneur ! Envoyez-les à cours@chanteurmoderne.com

Chantez bien !

Allan

Stage TCM sur LE BELTING ! 30 Janvier 2010.

Mercredi, janvier 6th, 2010

Allez, go pour le premier stage de 2010

Le premier stage de 2010 répondra à une des questions les plus posées de 2009 - c’est quoi exactement cette fameuse technique que l’on appelle le belting ?

Le stage aura lieu le 30 janvier 2010 au studio bleu, 7-9 rue des petites écuries, 75010, Paris entre 10h30 - 18h30.

Il y aura une pause pour le déjeuner (restos à proximité, restauration rapide, brasseries etc) et deux pauses café (boissons fournies).

Description du stage

Le belting est une technique moderne utilisé, et même essentielle, dans les musicals sur Broadway et le ‘West-End’ de londres, dans le Gospel, le Rock et bien d’autres styles contemporains, mais elle reste très mal comprise par les chanteurs.

Pendant cette journée consacré au belting, nous aborderons plusieurs thèmes :

  • Qu’est-ce que c’est ? (une technique passionnante pour chanter des aigus puissants et brillants - une technique à la portée de tout chanteur ayant la voix saine)
  • Qu’est-ce que ce n’est pas ? (pousser la voix de poitrine, crier, forcer…)
  • Quelques exemples audio et vidéo du belting en pratique dans différents genres
  • Une visite rapide de la physiologie de la voix et son application au belting (une configuration bien précise)
  • Les techniques prévues par la TCM pour aborder cette technique
  • Des exercices de groupe pour trouver les éléments nécessaires pour le belting
  • Quelques petites séances de coaching avec des volontaires qui voudraient appliquer le belting à leur chant (séances de coaching devant les autres stagiaires et totalement facultatives)

Ce stage est ouvert à tout chanteur ayant une bonne santé vocale, mais est déconseillé pour ceux qui ont des problèmes physiologiques tels que les nodules, les polypes etc… Si vous avez un doute, merci de nous contacter avant pour vous assurer que ce stage convient à votre voix.

Tarif : 95 euros par personne / 170 pour deux personnes s’inscrivant en même temps.

Pour réserver (places très limités dû à la taille du studio), envoyez-nous un mail pour qu’on vous bloque une place pendant quelques jours, puis téléchargez le fichier d’inscription  ci-dessous et renvoyez-le nous avec votre règlement. Il y a aussi la possibilité de prendre une séance particulière à tarif réduit pour les stagiaires le lendemain et le surlendemain (dans la mesure des créneaux disponibles - merci de préciser au moment de réserver).

Comme d’habitude, si vous avez des questions n’hésitez pas !

Inscription

J’ai la voix nasale ! Comment m’en défaire ?

Jeudi, septembre 10th, 2009

1. Savoir si on a vraiment la voix nasale ou non

Si vous pensez avoir un problème de nasalité dans votre voix, il faut d’abord vérifier qu’il s’agit en effet de nasalité et non pas de quelque chose d’autre. Il y a une façon très simple de faire ça :

  1. posez le doigt sous le nez et dites un ‘m’ bien tenu, comme si vous réfléchissiez à quelque chose (voir clip vidéo)
  2. Vous devriez sentir de l’air sortir du nez et chauffer votre doigt.
  3. Maintenant chantez une note en gardant le doigt au même endroit. Si le son est nasal, vous sentirez cette même sensation, s’il ne l’est pas, vous ne sentirez rien.

Ensuite - si vous avez trouvé qu’il s’agit en effet de nasalité, il faut vous poser la question suivante : est-ce que je veux m’en débarrasser ou pas.

Et oui, ça peut être une question choquante, mais ce qu’il faut savoir c’est qu’il n’y a rien de malsain ou de ‘mauvais’ techniquement à avoir un son nasal - dans mes cours privés et publics j’enseigne comment faire un son nasal ou non, comme on le souhaite. Pour comprendre pourquoi ce n’est pas forcément mauvais (ni bien, d’ailleurs) d’avoir un son nasal, il faut comprendre comment marche cette partie de l’appareil vocal.

2. Le palais mou : la porte de votre nez

Le palais mou est la prolongation du palais dur - si vous touchez votre palais dur avec le bout de votre langue et vous glissez la langue légèrement vers l’arrière, vous allez sentir un endroit où la structure devient plus molle. Si vous n’y arrivez pas avec la langue, allez-y doucement avec le doigt. Cette partie molle est le palais mou.

Le palais mou sépare l’oropharynx et le naso-pharynx (ou plus vulgairement, la bouche et le nez !) et comme il est souple et peut être manipulé par certains muscles, il forme une véritable porte qui peut soit rester mi-ouvert, soit fermer le nez, soit fermer la bouche.

Voile du palais

  1. Sentir et contrôler son palais mou

Vous pouvez sentir les trois positions du palais mou en faisant l’exercice suivant :

  1. Nez Ouvert / Palais bas

fermez la bouche et dites ‘m’, comme dans l’exercice précédent. Vous remarquerez que tout le son sort par le nez (ce qui est normal - la bouche est fermée !). Le nez est alors ouvert. Maintenant, dites ‘ng’ comme à la fin du mot ‘sing’ en anglais - maintenez le son (voir vidéo) - encore une fois, même si les lèvres sont écartées, la bouche est fermée par le palais qui s’est posé sur la langue et tout le son sort par le nez.

  1. Nez Fermé / Palais relevé

Commencez par dire un ‘m’ comme dans l’exercice précédent. Maintenant commencez à dire ‘b’ ou ‘p’, mais n’ouvrez pas tout de suite les lèvres. Vous remarquerez que la pression d’air augmente dans la bouche, jusqu’à ce que vous ouvriez les lèvres pour faire votre son ‘b’ ou ‘p’. Répétez cet exercice avec le doigt sous le nez - au moment de faire l ‘m’ vous sentirez l’air passer par le nez (donc nez ouvert / palais bas) mais au moment ou vous commencez à dire le ‘b’ vous allez sentir quelque chose au fond de la bouche bouger vers le haut - l’air s’arrêtera dans le nez et commencera à faire gonfler les joues. Là, vous avez relevé votre palais mou et fermé votre nez. Maintenant, essayez de maintenir le palais fermé en disant des sons tels que ‘a’ ou ‘i’ - si c’est plus facile dans un premier temps, vous pouvez mettre un ‘b’ devant ces sons pour bien refermer le palais. Vérifiez avec votre doigt que l’air passe uniquement par la bouche et non pas par le nez.

  1. Nez mi-ouvert / palais mi-levé

Dites ‘on’ ou bien ‘in’ - vous sentirez de l’air passer et par le nez et par la bouche. Votre palais est donc mi-levé et votre nez mi-ouvert.

Alors, quelle position choisir ? La réponse est simple - ça dépend. On a tendance à penser que tout le son doit sortir tout le temps de la bouche pour ‘bien chanter’ et que le son nasal est à proscrire - mais ce n’est pas aussi simple que ça.

Certes, un son oral est plus efficace sur le plan résonance qu’un son nasal (la cavité orale étant plus grande que la cavité nasale), mais certains effets chantés ne veulent pas forcément un son très résonant. Le goût du chanteur peut être pour un son plus nasal (qui dit nasal dit forcément plus clair), par exemple.

Même si notre but est d’avoir un son bien rond et bien résonant - du coup on aura tendance à préférer un son purement oral - il y a des sons qu’on ne peut pas faire si le palais est levé et le nez fermé - notamment le ‘m’, le ‘n’ ou le ‘ng’ (à l’anglaise) - essayez de les faire en gardant le palais levé - impossible !

Ensuite, qu’en est-il des voyelles nasales telles que ‘on’, ‘in’, ‘en’ en français ? En classique, on a tendance à les rendre plus orale pour garder la résonance, mais dans d’autres styles on peut choisir de les chanter plus purement et ouvrant le palais à moitié pour ce sons là et en le refermant pour les sons non nasaux.

Conclusion

Il n’est pas forcément proscrit de chanter avec un son nasal - parfois, c’est nécessaire (certaines consonnes et voyelles) et parfois la préférence du chanteur peut être pour un son nasal. Même si les sons oraux sont plus résonants et ronds, il faut que la préférence du chanteur, ainsi que le style chanté, prime sur les idées reçues.

Apprenez donc à contrôler votre palais et vous pourrez pleinement contrôler votre son en chantant du nez quand il le faut (ou quand vous le souhaitez) et en faisant un son purement oral lorsque vous le voulez aussi.

Exercices supplémentaires :

Chantez des gammes de cinq notes (do-ré-mi-fa-sol-fa-mi-ré-do) sur toutes les voyelles, en veillant à garder le palais levé (nez fermé). Montez par demi-tons.

Répétez l’exercice sur NG en gardant le palais bas (nez ouvert). Montez par demi-tons.

Répétez l’exercice sur ‘ma’ ou encore ‘mi’ en veillant à bien ouvrir le nez pour le ‘m’ et le refermer pour la voyelle. Contrôler avec le nez sous les narines.

Répétez l’exercice sur ‘ma’ en gardant le nez ouvert pour le ‘m’ et mi-ouvert pour la voyelle.

Enregistrez vous et choisissez l’option qui vous convient le mieux.

Travaillez une chanson - trouvez toutes les endroits où vous êtes obligé d’ouvrir le nez (m, n etc) - puis travaillez juste ces mots là en refermant le nez pour la voyelle qui suit, puis en le laissant mi-ouvert.  Ensuite, chantez la chanson avec les deux options et enregistrez les résultats - choisissez l’option qui vous convient le mieux.

Bon courage et à bientôt pour une nouvelle mise à jour !

PETITE ANNONCE !

J’ai décidé de faire mes mises à jour en fonction de vos questions. Alors, toutes les semaines, je vous demanderai de bien vouloir envoyer vos questions vocales (le plus succinctement possible !) à l’adresse mail suivante : cours@chanteurmoderne.com en mettant ‘question’ dans la ligne ‘sujet’. Dès que je ferai une mise à jour, je prendrai la question le plus posée de la semaine comme thème de la mise à jour.

Merci !

Le Vibrato - quelques astuces pour bien débuter

Lundi, mars 30th, 2009

Bonjour tout le monde ! 

Comme promis, voici un clip vidéo sur le vibrato et comment le travailler.Comme dans la vidéo, je précise qu’on ne rajoute le vibrato qu’une fois la voix bien placée (dans mon modèle, il fait partie de la dernière étape - les effets - du coup, on le rajoute une fois tous les soucis techniques réglés et pas avant. Je vous conseille vivement de faire la même chose).

Le clip contient des exercices simples pour travailler le vibrato, il vous faudra un métronome (réel ou en ligne - mettez ‘free on-line metronome’ dans google) et un peu de patience.Travaillez peu mais régulièrement, plutôt que des heures d’affilé.

Encore une fois, je précise que si vous commencez à mettre du vibrato avant d’avoir posé votre voix, ou tout simplement parce que vous trouvez que ça ‘fait joli’, vous risquez de reculer dans votre apprentissage.

Si vous êtes prêts - travaillez un peu tous les jours et comme d’habitude, tenez-moi au courant de vos commentaires, questions etc.

A bientôt pour une nouvelle mise à jour !

Allan 


La Bascule Thyroïdienne - C’est quoi et comment on s’en sert ?

Vendredi, février 13th, 2009

Une question assez fréquente ces derniers temps - «pourquoi vous ne parlez pas la bascule thyroïdienne ? J’ai lu sur internet que c’est important pour le chant, mais vous n’en parlez pas !» - eh bien, si j’en parle !

 

Ce qu’il faut savoir c’est que dans mon modèle, je sépare la voix en plusieurs parties, le noyau, le son primal, le filtre et les effets. La bascule thyroïdienne fait partie du son primal - mais plutôt que de vous enseigner l’anatomie qui va avec, je vous demande juste de faire un son simple et efficace pour l’avoir - le pleur / le gémissement. En effet, ce ‘son primal’ oblige le larynx à adopter une posture basculée en fermant l’espace crico-thyroïdien, ce qui rend l’accès aux aigus plus facile lorsque tous les autres éléments sont bien réunis.

 

Voici une image pour mieux l’expliquer.

Bascule Thyroïdienne

(image prise de l’excellent livre ‘Le Guide de La voix’ du Dr Yves Ormezzano, Editions Odile Jacob)

Vous voyez que lorsque le cartilage thyroïde (3) est droit, l’espace crico-thyroïdien (1) est ouvert et les cordes vocales sont courtes et assez épaisses (vous les voyez dessinées dans le cartilage thyroïde). Pendant la bascule (configuration «pleur» dans mon modèle), l’espace crico-thyroïdien (1) est refermé par un mouvement du cartilage thryoïde (3) vers le cartilage cricoïde (2), ce qui étire les cordes vocales vers l’avant et les rend plus longues et plus fines.

Les cordes courtes et épaisses (configuration parole - espace crico-thyroïde ouvert) donnent un accès facile à la partie basse et médium de la voix. Les cordes longues et fines (configuration «pleur») donnent un accès facile à la partie médium et haute de la voix. Il suffit donc de mélanger les configurations dans la partie médium pour pouvoir aller sans difficulté vers les aigus sans décrocher.

Attention, pour que ça marche, il faut avoir maîtrisé tous les éléments qu’on a déjà vus - la posture, la gorge ouverte, la respiration élastique, la résonance etc - s’il y a la moindre tension dans la gorge, la bascule sera presque impossible.

Au début, lorsqu’on réussit cet exercice, le son sera fin et léger tout en haut (tout comme les cordes qui le produisent), mais une fois la technique stabilisé, on peut recruter un peu plus de masse dans les cordes vocales en augmentent petit à petit le volume pour finir avec un son puissant, même dans les hauteurs les plus extrêmes de la voix (rappelez vous, si le volume est fort, même si le son vous paraît fin à l’intérieur de votre tête, il y a de fortes chances qu’il soit épais à l’extérieur - chaque son est un équilibre d’épaisseur de cordes, longueur de cordes et de résonance - lorsqu’on change un des éléments les autres sont affectés aussi. Avec mes élèves, on travaille très dur pour trouver l’équilibre parfait pour chaque note de leur tessiture - comme ça ils ont tout le volume, timbre et puissance qu’ils veulent, sans jamais forcer - par ailleurs, beaucoup remarquent - c’est ça ?! Mais ça me semble trop facile ! Ensuite ils sont choqués lorsqu’ils voient les résultats enregistrés ou bien reçoivent des compliments de leur entourage.

Et oui - avec la bonne méthode, les aigus sont aussi faciles que les médiums et les graves !

Chantez bien et à bientôt pour un nouvel article.

Allan

Bossons ensemble ! Semaine 5 - la résonance nécessaire

Lundi, décembre 15th, 2008

Cette semaine, avant d’aller plus loin dans les cordes vocales, je veux vous présenter un des éléments de base dans ma méthode - la résonance nécessaire.

Pour ceux qui aiment la science, c’est un léger recul de l’épiglotte et une gorge bien ouverte, qui aide à garder la voix libre et harmonieuse peu importe la configuration laryngée qu’on utilise (ce qui veut dire que cet élément doit être présent dans les cordes rigides tout aussi bien que les cordes épaisses et ce à n’importe quelle hauteur).

Regardez bien le clip et essayez les exercices suivants :

1) faites une voyelle nasale soutenue (telle que ‘in’ comme dans ‘vin’)

2) essayez de sentir la sensation d’espace et d’ouverture dans le fond de la gorge - est-ce que vous percevez une résonance supplémentaire ?

3) faites la même chose avec une voyelle non-nasale (tranformez ‘in’ en ‘a’ par exemple) et tâchez de garder la résonance en place (une sensation de vibration dans le pharynx).

4) faites des glissades ou des gammes en plusieurs configurations en gardant l’impression d’ouverture et de résonance.

5) appliquez cette technique à un chant simple.

Voilà - essayez-le, c’est une des clés de voûte de la méthode du chanteur moderne et un des ingrédients obligatoires de n’importe quelle recette.

Comme d’habitude, tenez-moi au courant de vos expériences !

Allan

La voix de tête - qu’est que c’est ? Comment la renforcer ?

Lundi, juin 23rd, 2008

On parle souvent de la voix de tête, ou bien la voix de poitrine, ou encore de voix mixte… et souvent les mêmes appellations sont utilisées différemment chez différentes personnes - alors comment est-ce qu’on est censé se retrouver la-dedans en tant que chanteur ?Je vais vous expliquer ma façon d’utiliser ces termes, qui est basée sur mes recherches dans la phonologie pour le chant et l’anatomie vocale, mais ne soyez pas surpris si ça diverge par rapport aux autres théories que vous aurez certainement entendues - tout ce que je peux dire c’est que ma théorie est anatomiquement solide, donc pour moi elle tient la route et donne des résultats (ce qui est le plus important !) Pour moi, lorsqu’on parle de voix de tête ou de poitrine, on parle plutôt d’une résonance particulière - autrement dit, on décrit tout simplement l’endroit ou le chanteur ressent le placement de voix lorsqu’il chante. En règle générale, les aigus vont se ressentir dans la tête (et les fosses nasales) et les graves dans la bouche et la poitrine - d’où les appellations courantes de ‘voix de tête’ et ‘voix de poitrine’.Ceci dit, ces appellations viennent du classique où on cherche à maintenir un son homogène sur toute la tessiture, ce qui n’est pas forcément adapté à toute la musique moderne. Au lieu de parler de résonance et voix comme s’il s’agissait de faits anatomiques, il vaut mieux se tourner vers notre ami le larynx pour y trouver les réponses.En fait, l’endroit où le chanteur ressent la résonance n’a presque rien à voir avec ce qui se passe dans le larynx - il est tout à fait possible de faire ses aigus en ‘voix de tête’ (c’est à dire en ressentant la résonance dans la tête) et se faire mal parce que les cordes vocales ne sont pas correctement configurées. Si on veut enseigner un chant modulable, qui s’applique à plusieurs styles (le lyrique compris) sans courir de danger pour la voix, on doit forcément savoir quelle configuration des cordes vocales il convient d’utiliser pour chanter dans chaque partie de sa tessiture.Le larynx contient les cordes vocales (ou plis vocaux, comme on devrait plus correctement les appeler) et ce sont ces cordes qui créent le son lorsqu’on chante (et lorsqu’on parle aussi !) - ce sont donc les acteurs les plus importants dans la phonation pour le chant. Les cordes ont plusieurs configurations qui nous servent lorsqu’on chante (aussi appelées des mécanismes), ce sont :

  1.  La friture : Les cordes sont très détendues et vibrent de façon chaotique. Le son ressemble un peu à une porte qui grince ou bien un léger grésillement. La friture est parfois utilisée en début de note pour une attaque assez ‘pop’ (penser : Britney Spears qui chante ‘oh baby baby’) ou bien dans des registres très graves tels que le Death Metal.
  2. Les cordes épaisses : Les cordes vocales sont légèrement tendues, mais restent épaisses et courtes. Cette configuration est aussi appelé couramment ‘le mécanisme lourd’ - c’est la configuration qu’utilisent la plupart des hommes pour parler.
  3. Les cordes fines : Les cordes vocales sont plus tendues et plus longues car le cartilage thyroïde bascule en avant, tirant ainsi les cordes vers l’avant - comme elles sont plus tendues, elles sont forcément aussi plus fines (comme un élastique que l’on étire). Cette configuration rend l’accès aux aigus extrêmement facile. Aussi appelé le mécanisme léger.
  4. Les cordes rigides : Les cordes vocales se figent et s’ouvrent un peu pour laisser passer un filet d’air, les couches supérieures des cordes vibrent, alors que le reste ne bouge pas. Aussi appelé le falsetto. Cette configuration donne un son léger, aéré et détimbré.
  5. Le siflet : Le sifflet est une version extrême des cordes rigides. On ’siffle’ un peu d’air à travers des cordes tendues. Cette configuration est utilisée pour chanter des notes extrêmement aiguës (à la Mariah Carey). Il est dangéreux d’essayer d’apprendre ce registre tout seul - il faut être encadré par un prof compétent !

Ainsi, n’importe quelle configuration peut être chantée en plaçant la résonance dans la tête ou dans la poitrine, c’est pourquoi je préfère enseigner les configurations pour m’assurer qu’on attaque chaque note avec un maximum de facilité et aisance. Si on se fie à l’approche ‘résonance’ on peut très bien essayer de chanter son contre-ut avec les cordes épaisses, tout simplement parce qu’on ressent la résonance dans la tête donc on se dit qu’on est en voix de tête - très dangéreux ! Mais si on apprend à distinguer les configurations des cordes vocales, on ne peut jamais se tromper.Alors, pour mieux voir nos aigus il nous faut voir la configuration cordes fines, car c’est celle-ci qui nous donnera un accès léger et aisé à la partie aiguë de notre voix - certes, la son sera plus léger que l’approche ‘je force comme un malade pour que les cordes épaisses résonnent jusqu’à en haut’ - mais on aura des notes faciles et fiables que l’on pourra, par la suite, déguiser avec des astuces de voix mixte pour avoir la même puissance et même plus de timbre que quelqu’un qui a appris qu’il fallait forcer pour les aigus - et le tout sans faire aucun effort. Elle n’est pas belle, la vie ?…!Visionnez, donc, le clip qui vous donnera des exercices pour mieux sentir et travailler votre configuration cordes fines et la prochaine fois on verra les ébauches de cette mystérieuse voix mixte. Chantez bien et à bientôt ! Allan  

La respiration dans le chant

Jeudi, mai 15th, 2008

Apprendre à respirer… ?
On me pose souvent la question suivante - ‘comment est-ce que je peux apprendre à respirer’…. erm, excuse-moi ? Apprendre à respirer ?

Avant de partir dans mes opinions sur la respiration pour le chant, je vais vous dire ce que je dis à chacun des mes élèves qui me pose cette question - tu sais déjà respirer, autrement tu aurais déjà eu de gros soucis.

Contrairement à ce que disent beaucoup de profs de chant, on ne respire pas différemment pour le chant, les poumons se remplissent automatiquement (essayes de te les vider… impossible, hein ? Et même si tu penses y être parvenu, qu’est-ce que se passe si tu lâches la tension ? De l’air rentre - pourquoi ? Parce que le diaphragme ne peut être contrôlé - il réagit instinctivement et automatiquement. Je répète, il est anatomiquement impossible de contrôler son diaphragme. On ne peut ni le sentir (il n’y a pas de nerf dedans) ni le contrôler.

Ensuite, il faut savoir que la respiration n’est qu’une partie du chant, il y a aussi des tas d’autres choses qui rentrent en compte - l’accolement des cordes vocales, le positionnement du larynx, la détente musculaire dans certains endroits et la tension musculaire dans d’autres… enfin la liste est très longue ! Tout ça nous montre que toute formation vocale qui mettrait une importance primordiale sur la respiration est du moins déséquilibrée, si ce n’est dangereuse.

Donc, est-ce que je pense qu’on peut faire n’importe quoi au niveau de l’air lorsqu’on chante - non. Pas du tout. C’est juste que les termes utilisés sont souvent trompeurs et causent beaucoup de problèmes (je récupère souvent des élèves avec des années de formation classique derrière eux qui sont incapable de chanter mais qui ont, soi disant, une bonne technique respiratoire). Je pense qu’il faut voir les choses sous un autre angle et changer la question.

Au lieu de se demander ‘comment est-ce que je peux apprendre à respirer’ on va plutôt se demander ‘comment puis-je utiliser au mieux l’air qui est dans mes poumons lorsque je chante’ et là, ça change tout.

Le son et les ondes
Lorsqu’on chante (tout comme quand on parle, d’ailleurs) on produit des turbulences dans l’air (des bandes de haute pression séparées par des bandes de basse pression) qui transmettent le son à nos spectateurs, ensuite leur oreille décode ces turbulences (ou ondes - comme quand on laisse tomber un galet dans un étang) pour reproduire le son envoyé - c’est de l’ingénierie haut de gamme !

Lorsque les ondes sont plus rapprochées, le son est plus aigu et lorsque les ondes sont plus loin les unes des autres, le son est plus grave.

Mais, si le galet commence les ondes dans l’étang, quelque chose dans notre corps doit bien commencer les ondes dans l’air, non ? Quelque chose doit osciller assez rapidement pour perturber l’air et causer des vibrations. Si on pince une corde de guitare, on la voit vibrer - ce mouvement de va-et-vient comprime l’air à côté de la corde et l’entraîne loin de l’air qui l’entourait avant, et ce processus se répète en cycles - comprimer, entraîner, comprimer, entraîner… c’est ça qui provoque les ondes dans l’air.

Mais comment tout ça fonctionne dans la voix humaine ?

Si la corde de guitare cause des turbulences en se frottant contre l’air, la voix humaine les provoque en créant de la pression d’air et en la lâchant petit à petit.

Si on imagine ses poumons en tant que deux chambres à air qui peuvent être mises sous tension grâce aux muscles de l’abdomen, on n’est pas loin de la vérité. Tout en haut de ce système est une valve ou un obturateur qui peut être réglé pour lâcher de l’air progressivement dans une série de toutes petites explosions.

Cette valve est créée en accolant les cordes vocales, ce qui ferme hermétiquement la chambre à air et en contrôle, de façon très précise, la sortie de l’air. Ce sont les petites explosions d’air qui créent les ondes pour la voix humaine.

Plus les cordes sont accolées et tendues, plus les explosions sont fréquentes et comme on a déjà vu, plus les explosions sont rapides, plus les ondes sont rapprochées et plus la note sonne aiguë.

Evidemment, c’est un schéma très simplifié de la voix humaine, mais ça suffit pour comprendre que la façon dont on respire n’a rien à voir avec le son qui sort de notre bouche. D’ailleurs, dès la naissance, même avant de savoir parler, on poussait tous des cris (parfois très aigus), sans se faire mal et sans un seul cours de technique respiratoire ! - c’est naturel.

Ce qui contrôle l’air est donc le larynx et les cordes vocales. Les muscles de l’abdomen ont un rôle à jouer pour mettre l’air sous tension derrière les cordes vocales, mais si les cordes sont correctement accolées, ce phénomène se fait naturellement.

C’est pourquoi, il faut d’abord s’assurer que le larynx est en bon état de fonctionnement (ni trop haut ni trop bas et qu’il ne bouge pas trop lorsqu’on chante) et que les cordes vocales sont correctement accolées AVANT de regarder la respiration. Le faire dans l’autre sens peut laisser passer des problèmes d’accolement des cordes vocales, ce qui reviendrait à essayer de chauffer une pièce sans avoir fermé la fenêtre d’abord - on peut mettre le chauffage à fond mais la pièce ne sera pas chauffée efficacement. Peu importe la ‘technique’ de chauffage que l’on utilise.

Une fois que j’ai réglé les problèmes de larynx et de cordes vocales, je regarde vite fait l’appui respiratoire - et MIRACLE - souvent il est parfait, le corps sachant comment respirer et comment utiliser l’air pour faire un son - il n’a que très rarement besoin d’apprendre. Je règle la respiration UNIQUEMENT si l’estomac ne sort pas lorsqu’on inspire et ne rentre pas lorsqu’on expire - ce qui est assez rare.

Donc tous les grands chanteurs ont une bonne technique respiratoire - oui, mais la bonne respiration est le produit d’une bonne technique vocale et non pas l’inverse comme le soutiennent beaucoup.

Vérifier sa respiration
Voici quelques exercices pour voir si votre respiration tient la route pour faire des sons (qu’ils soient chantés ou non) :

Allongez vous par terre et mettez un livre sur votre ventre - lorsque vous inspirez le livre doit monter, lorsque vous expirez il doit descendre.

Mettez-vous à quatre pattes et inspirez doucement - vous sentirez descendre votre estomac, lorsque vous inspirez il devrait monter.

Si vous arrivez à faire ces deux exercices, félicitations - votre respiration est parfaite pour chanter. C’est marrant - ça n’a pas pris des années d’enseignement pour l’apprendre…

Dans un prochain article on verra comment mettre un appui abdominal pour soutenir l’air dans la trachée (vous remarquerez que je n’ai pas dit pour soutenir la note… je n’aime pas dire ça parce que les gens pensent que si l’air soutient la note, ils doivent en envoyer plus lorsqu’ils montent plus haut - FAUX. L’air reste à une pression homogène pendant tout l’acte de chanter - ce sont des micro-changements dans les cordes vocales qui changent la hauteur de la note) - vous serez peut-être tout aussi étonnés de voir qu’une fois le larynx réglé, l’appui est souvent là de façon naturelle aussi. On dirait que vous êtes nés pour ça !

A une prochaine fois !

Quand est-il trop tard pour commencer à apprendre la musique ? Les élèves adultes dans la musique en France.

Dimanche, mars 23rd, 2008

J’entends souvent les gens dire, j’aurais aimé apprendre à chanter / jouer d’un instrument, mais il est trop tard.
STOP! Il est temps que les français arrêtent de croire qu’on n’a pas le droit de changer de vie une fois les 18 ans passés, ou que l’apprentissage est quelque chose qui arrive uniquement aux jeunes…

Il existe beaucoup d’études qui montrent que les adultes apprennent au moins assez bien que les enfants, et parfois mieux (faites des recherches google sur l’éducation / l’apprentissage chez les adultes - vous serez surpris !) Si c’est vrai dans des domaines tels que la science, les langues vivantes, la technologie - alors pourquoi pas la musique ? Vient se rajouter à ses études, mon expérience personnelle. J’ai enseigné la musique à plus de 200 adultes et un nombre semblable d’enfants (entre 10 et 18 ans) - systématiquement les adultes avançaient aussi vite, si ce n’était plus vite, que les enfants. Pourquoi? Parce qu’ils sont souvent plus motivés, ils ont vraiment envie d’apprendre alors que souvent chez les enfants ce sont les parents qui poussent l’enfant à apprendre, ce qui fait que l’enfant ne travaille pas entre les cours et n’avance pas. Même les enfants qui veulent vraiment apprendre avancent moins vite qu’un adulte motivé parce qu’ils ont du mal à se concentrer sur les exercices pratiques pendant longtemps et manquent d’obsession pour leur passion.

Est-ce que les enfants ont un avantage quelconque sur les adultes alors ? Oui - le temps libre. Un enfant a, évidemment, beaucoup moins de distractions quotidiennes qu’un adulte et peut, donc, en théorie, trouver le temps de travailler plus facilement. De plus, les enfants sont beaucoup moins timides que les adultes en ce qui concerne leur progrès et talent naturel - un enfant se moque de jouer / chanter un morceau sans qu’il soit absolument parfait - chaque adulte a envie d’avoir le même niveau que leurs chanteurs pros préférés, “si ce n’est pas aussi bien que Maria Callas / Mariah Carey - c’est que je suis nul”. Ils s’attendent, à tort, que la musique qu’ils produisent - souvent au bout de quelques semaines de travail - les émeuve autant que leurs enregistrements préférés de la même musique.

Alors, quelle solution pour un adulte qui veut apprendre ? Voici quelques consignes pour vous aider à franchir le pas :

  • Trouver le temps de travailler entre les cours : même un peu, tous les jours - peu et régulier (genre 10 minutes par jour) est plus efficace que trois heures le samedi ou juste avant d’aller en cours.
  • Acceptez d’être moins que parfait
  • Devenez un peu enfantin
  • Mesurez vos progrès : Plutôt que d’énumérer les choses que l’on ne sait pas encore faire, soyons ravi de ce qu’on a appris depuis la dernière fois, aussi peu important que cela puisse paraître, car ça nous avance petit à petit vers notre objectif.

En tant que prof, je suis toujours ravi lorsqu’un adulte m’appelle pour me demander s’il / elle peut commencer à apprendre le chant - le plus âgé de mes élèves actuels à 70 ans, vient de débuter et progresse vraiment bien.

On a beau le dire, il faut maintenant le mettre en pratique IL N’A VRAIMENT PAS D’AGE !


Comment passer de la voix de poitrine à la voix de tête sans accrocs ?

Dimanche, mars 9th, 2008

Beaucoup d’entre vous m’ont dit que vous aviez du mal à passer entre la voix de poitrine et la voix de tête - vous disiez que le passage s’entendait, que la voix changeait notablement, que vous forciez, que vous aviez mal après…

Et bien, tout ça est normal ! La voix de poitrine est votre mécanisme habituel - vous parlez avec toute la journée, or il est normal que ce registre vous soit plus accessible que celui de la voix de tête - dont on a rarement l’usage en dehors du chant !

Ceci dit - il n’est pas normal d’entendre de changement notable dans la voix (évidemment la voix de poitrine et la voix de tête sont différentes, mais on ne doit pas entendre à quel moment le changement se fait…), il n’est pas normal d’avoir mal, de devoir forcer etc.

Cet exercice vous aidera à trouver votre mécanisme léger sans tension et à y accéder sans difficultés, tout le temps. Ceci dit… il est légèrement ridicule comme exercice donc faites le tout(e) seul(e) si vous pouvez - vous le faites devant vos amis à vos risques et périls !

N’hésitez pas si vous avez des questions.

Allan